C Boffy 1823 1 01

  

"Chère bonne maman

Lorsque mes doigts ont formé ce tissu

Mes yeux étaient attachés à l'ouvrage

Et mon cœur sans être aperçu

Pour l'achever me donnait du courage

Accepte le comme un faible tribut

De ma juste reconnaissance

En te l'offrant j'ai pour unique but

L'amour et la bienfaisance"

  

Voici donc mon nouvel ouvrage en cours,

la reproduction d'un  marquoir à compliment

brodé par une petite fille de 9 ans pour sa grand mère

C Boffy 1823 1 03

   

Un marquoir très sobre et austère pour une si petite fille.

Brodé en soie sur une très fine étamine de laine.

C Boffy 1823 1 02

Même en le brodant sur une toile 18 fils,

le mien sera un peu plus grand que l'original

... mais mes yeux n'ont plus 9 ans ! 

 

Jai remarqué que, pour une raison que j'ignore,

il y a souvent des étoiles sur les marquoirs à compliments.

Ainsi celui d'Antoinette Pralon à ses parents

est pratiquement identique à celui de C. Boffy.

Mais je trouve que le texte d'Antoinette est plus guindé

il n'a pas la grâce de celui de mademoiselle Boffy

Antoinette Pralon 1844

 

  Je me permets de le recopier aussi 

pour que mes lectrices anglophones puissent utiliser le traducteur.

  "Chers parens

Guidée par la tendresse et la reconnaissance

je viens en ce jour fortuné vous témoigner

les sentiments d'amour et de respect dont je suis pénétrée.

Daignez mes bons parens accepter ce petit tableau

comme un gage de mon dévouement et ma sincère gratitude"

 

J'en profite pour dire que non, Antoinette n'a pas fait de faute

en écrivant "Parens".

Jusqu'au début 19ème, parens était bien le pluriel de parent

et on rencontre souvent cette forme ancienne sur les marquoirs.

 

Un autre exemple trouvé dans un livre de C Pouchelon

compliment 2

 

  ou celui ci vu sur le net

compliment 1

  

Je vous souhaite à toutes et tous un très bon week end